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Miles Davis - In a Silent Way

Miles Davis - trompette
Wayne Shorter – saxophone soprano
John McLaughlin – guitare électrique
Herbie Hancock – piano électrique
Chick Corea - piano électrique
Joe Zawinul - orgue et piano électrique
Dave Holland - contrebasse
Tony Williams - batterie

 

Cet album a introduit un style musical nouveau, le Jazz fusion ou Jazz-rock fusion, qui sera affiné dans l'album suivant Bitches Brew (1970) de Miles Davis.

In a Silent Way est aussi le premier disque de Miles Davis où le travail du producteur de Teo Macero prend une place importante dans la réalisation de l’album. Ce travail consiste en un collage d'extraits des prises originales pour aboutir au résultat final.
La version d’origine est un LP contenant quatre longues compositions. Comme d’habitude Miles Davis s’est entouré de jeunes musiciens brillants et qui plus tard feront carrière avec ce style de musique.
Par rapport au groupe qui accompagnait Davis pour son album précédent, Dave Holland a remplacé Ron Carter, et surtout John McLaughlin et Joe Zawinul ont rejoint le groupe et ont fortement influencé le son avec leur guitare et piano électriques. Joe Zawinul est le compositeur des deux morceaux phares de l'album "Shhh / Peaceful" et "In a Silent Way".

 

« John McLaughlin n'est guère rassuré lorsque est abordé en studio In A Silent Way, de Joe Zawinul. Miles trouve le morceau trop chargé et décide de tout jouer sur un accord pédale de mi majeur en confiant le premier exposé à la guitare. Il glisse à John McLaughlin : Joue-le comme si tu ne savais pas jouer. Tremblant de peur, observant Miles qui l'encourage du regard, le guitariste plaque alors le premier accord qu'apprend à jouer tout débutant, un mi majeur en première position avec cordes à vide. Partant de cet arpège, il égrène prudemment les notes de la mélodie, sans savoir que les bandes tournent déjà. Ainsi naquit l'ouverture rubato de In A Silent Way, frissonnante d'innocence et de dépouillement. » — Franck Bergerot, Miles Davis, Introduction au jazz moderne, Seuil, 1996, p.169.

"À la fin des années 60, le son cristallin du clavier électrique Fender Rhodes exerça une étrange fascination sur certains musiciens. Hancock en utilisa un pour la première fois avec Miles et fut étonné par le son qui en sortit, plein, puissant et coloré. En dehors de la science des arrangements de Miles, In A Silent Way doit en partie sa magie au "mood" en phase avec l'époque que génère l'utilisation simultanée des trois claviers électriques de Hancock, Corea et Zawinul. Les fulgurances entrecoupées de silences du trompettiste sont portées par l'alchimie des claviers et des polyrythmies. Lumineuse, cette œuvre dont on retrouve des traces sur Zawinul annonce celles de Weather Report. - Philippe Robert"

 

 

Qualités Techniques :

13/20

Dans l'attente d'une édition en Haute Définition

Référence :  février 1969
Année :  Janvier 1983 - Power Station - New-York
Liens :