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The Beatles - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band

The Beatles :

  • John Lennon : Chant, Guitare, Claviers
  • Paul McCartney : Chant, Basse, Claviers
  • George Harrison : Chant, Guitare
  • Ringo Starr : Chant, Batterie

 

"Sgt pepper est une révolution dans la Pop Music, mais plus par la forme que par le fond. Plusieurs choses sur ce disque sont différentes de ce qui se faisait jusque là auparavant. Ainsi (et c'est pour ca que je parlais de 'forme') la pochette avec les lyrics et les cartons a découper. Bon, ici ce n'est pas le sujet... Musicalement, une des grandes trouvailles c'est de ne pas avoir laissé de blanc entre chaque morceau, ce qui vaut à ce disque d'etre considéré comme le premier concept-album. Et puis les arrangements sont d'une grande innovation... Le fait aussi d'avoir tant utilisé des instruments classiques dans un disque Pop-Rock est aussi novateur. Voila pour la forme. Le fond, ce sont des mélodies Pop très brillantes. Car on ne parlerait pas tant de ce disque si les compositions qui s'y trouvent avaient été médiocres. C'est clair sur 'Sgt pepper' Mc Cartney a pris les renes du groupe. Il signe 6 titres là où Lennon n'en signe que 4. Reste que Lennon signe l'onirique "Lucy in the sky with diamonds" et sa ligne (d'intro) hypnotique, le psychédélique "Being for the benefit of Mr Kite" et une grande partie du monumental "A day in the life". Mc Cartney a beau être l''arrangeur principal (avec George Martin), ce sont quand meme trois des toutes meilleures compositions de John Lennon. Au niveau de la composition, Mc Cartney la joue donc quantitatif mais aussi qualitatif. Le tonitruant "Sgt pepper" qui introduit le vinyl est quand meme un morceau original et très bon. C'est lui aussi qui compose "With little help from my friends" brillamment interprété par Ringo Starr. "She's leaving home" est une de ses plus merveilleuses ballades. On notera que sur ce morceau, il n'y a que des instruments classiques. Mais c'est aussi dans 'Sgt pepper' que se ressent fortement 'la magie Mc Cartney': De simples compositions Pop, parfois sans prétention, telles que "Getting better", "Fixing a hole", ou "When I'm 64" sont de ce genre de mélodies qui nous rentrent dans la tête sans qu'on s'en apercoive et que l'on va chantonner toute la journée. Enfin, rappellons que le partie médiane de "A day in the life" lui est due. Harrison lui n'a pas réussi a retrouver son niveau de Revolver (mais vu que Lennon-Mc Cartney sont au rendez vous, c'était difficile). Il signe cependant une composition, le mystique Raga-Pop "Within you, without you' qui est ce qui s'est fait de meilleur en occident dans le style musique simili-hindou.
Alors oui, cet album est le 'Beatles Masterpiece' (le chef d'oeuvre Beatles) car on y trouve d'excellents morceaux comme souvent, mais avec une 'cohésion' et une innovation qu'on ne trouvera que rarement par la suite chez les Beatles mais aussi dans toute la Pop Music."

 

Par "valere_massaguer"

"Que dire sur Sergent Pepper qui n'ait pas déjà été dit? Comment exprimer tout ce que cet album a apporté à la musique moderne et toutes les idées géniales qu'il a suscitées par la suite? Au départ il s'agissait d'une idée de McCartney qui voulait rompre avec l'image traditionnelle des Beatles. Quelle ballade nous a concocté Paul? Quel son rock a encore été déniché John? Ou encore quel sera le nouveau tube des quatre garçons dans le vent? A l'arrivée un album concept, The Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band, mais surtout, une place au Panthéon de la musique rock. Je prends pas beaucoup de risques en disant que cet album est LE MEILLEUR ALBUM ROCK DE TOUS LES TEMPS, même si je lui préfère Abbey Road( mais il s'agit de donner un avis objectif). Un album de légende car il aborde tous les thèmes inhérents à la musique pop, et qu'il est une source inépuisable d'idées aussi géniales les unes que les autres pour tous les musiciens. Comment ne pas s'incliner devant l'intro rock de Paul suivie de cet hymne pop à l'amitié qu'est "With a little help from my friends"? Comment ne pas succcomber au psychédélisme inspiré de Lennon sur "Lucy in the sky with diamonds"? Arrivés à ce stade de l'album, on a déjà du mal à y croire, et c'est pas fini! Le génialissime "Getting better" de Paul annonce la rythmique pop qui va être reprise par de nombreux groupes et artistes de cette fin de siècle (un des morceaux les plus inspirés de l'album). Le charmant "Fixing a hole" et on nage encore en plein son pop (on oubliera la polémique selon laquelle il s'agirait d'un fix d'héroïne, comme on passera sur les initiales de LSD pour " Lucy in the sky with diamonds"). Des violons en veux tu en voilà avec "She's leaving home" (à l'écoute de ce titre Brian Wilson aurait renoncé a toute tentative d'égaler le talent des Beatles) tandis que la face A s'achève avec l'inégalable "For the benefit of Mr Kite" (un des morceaux préférés de Lennon). Passons sur le très indien "Within you without you" de Georges(pourtant sublime) pour admirer le tube jazzy de Paul "When I'm 64" et le très british et tellement pop "Lovely Rita" (écoutez les voix et le piano!). "Good morning" et c'est tout le vacarme d'un réveil en fanfare qui annonce le point culminant de l'oeuvre: "A day in the life". Magnifique! Grandiose! Sublime! On plane! A en pleurer! Toute la musique pop condensée en cinq minutes. La meilleure chanson des Beatles? Ma préférée...
Sergent Pepper c'est tout ça en treize morceaux. Une unité dans la diversité, un tube à chaque morceau et "A day in the life"..."I read the news today oh boy!""

 

 

Qualités Techniques :

12/20

préférer la version vinyle d'origine :-)

Référence :  EMI
Année :  1967 - Londres
Liens :  

The Beatles - White Album

The Beatles :

  • John Lennon : Chant, Guitare, Claviers
  • Paul McCartney : Chant, Basse, Claviers
  • George Harrison : Chant, Guitare
  • Ringo Starr : Chant, Batterie

 

"Ce “Double Blanc”, officiellement et sobrement nommé The Beatles ! Paru en 1968, entre Magical Mystery Tour et Yellow Submarine, est un magnifique cadeau pour les fans des Fab Four : plus d’une heure et demie d’enregistrements, le seul double album dans la carrière du groupe. Il représente la troisième meilleure vente parmi les LP des Beatles, après Sgt. Pepper et Abbey Road.

L’album a été composé en Inde, lors d’un séjour de méditation, dans un état de fièvre créatrice débridée dont les fruits seront utilisés jusqu’à la séparation du groupe. Les Beatles sont toujours à ce moment les fabuleux inventeurs qui nous ont donné Sgt Pepper ou Revolver (entre autres, évidemment) : John et Paul se retrouvent tous les après-midi, entre deux moments de méditation, pour composer, confronter leurs idées, et toujours évoluer. Délaissant le psychédélisme, les 4 garçons vont retourner vers un style plus rock'n'roll et décident d’enregistrer un double album : Ainsi ils pourront chacun mettre dedans littéralement tout ce qu’ils veulent. Ainsi chacun va laisser libre cours à son imagination et ses désirs, et ce sera même l’occasion pour Ringo de publier le premier titre qu’il a composé... en 1964 ! (Don’t Pass Me By).

Mais les sessions d’enregistrement vont se dérouler très différemment de l’enthousiasme qui avait présidé à la composition. Pour grande partie, la présence constante de Yoko Ono au milieu du groupe va être responsable de l’ambiance délétère qui va progressivement s’installer. Très rapidement, les membres du quatuor se retrouvent à enregistrer plus ou moins séparément, n’utilisant les autres quasiment que comme des musiciens de session ! Loin de la fusion qui s’était opérée lors de la captation de leurs précédents opus, nous assistons ici à une “personnalisation” des titres, John et Paul plus particulièrement tirent leurs compositions dans la direction qu’ils ont décidée de prendre. Le climat est tellement tendu que Ringo s’évade en Sardaigne pour prendre du champ : Paul tiendra d’ailleurs la batterie sur Back In The USSR et Dear Prudence. Au final, "The White Album" apparaît plus comme la très belle réussite d’une somme d’individualités brillantissimes que comme l’œuvre d’un groupe totalement solidaire. La cohésion se retrouve parfois miraculeusement, comme dans While My Guitar Gently Weeps, Birthday, Yer Blues , ou Helter Skelter.

Et c’est d’autant plus dommage que les individualités brillent de tous leurs feux ! Paul fait montre d’un éclectisme ahurissant, passant avec une facilité déconcertante du Rock (Back In The USSR), au Jazz (Honey Pie), au Hard-Rock avant l’heure (Helter Skelter, surprenant), au country western (Rocky Racoon), au pop-ska (Obladi-Oblada), au ragtime (Martha My Dear) et à la ballade acoustique (Mother Nature’s Son)...
Quant à John, pas en reste, il innove dans les textes : Revolution 1 est le premier titre ouvertement politique du groupe, et il se met à nu dans des compositions très intimes (Glass Onion, Yer Blues, I’m So Tired). En plus, il innove musicalement : Hapiness Is A Warm Gun, avec ses nombreux changements de rythme et un passage polyrythmique, est quasiment progressif ! Il expérimente dans un collage sonore propice à toutes les élucubrations analytiques (Revolution 9, en réalité à peu près inécoutable !).
Et George nous livre quatre morceaux tous très différents, avec Eric Clapton en guest-star dans un While My Guitar Gently Weeps inoubliable. Et Ringo soigne de plus en plus ses partitions de batterie...

En somme, à la réécoute, le Double Blanc n’est pas l’album que je conseillerais en premier pour aborder l’œuvre des Beatles. Il reste tout de même un prodigieux témoignage du génie créatif de ces individualités qui ont marqué l’évolution de la musique !

Chronique écrite par Abaddon"